vendredi 4 septembre 2015

Les aventures d'Aliette Renoir 2 - Dans l'ombre du Roi de Cécilia Correia

/!\ Ce livre a été lu à partir de l'édition numérique.
/!\ Chronique publiée à l'origine le 9 août 2013 sur Edenia.



Titre : Les aventures d'Aliette Renoir 2 - Dans l'ombre du Roi de Cécilia Correia
Auteur : Cécilia Correia
Nombre de pages : 354 pages
Editeur : Rebelle (grand format et numérique)
Genre : bit-lit
Prix papier : 18.50 € (grand format)
Prix numérique : 7.99 €
Lu sur : Cybook Odyssey HD Frontlight
Format du fichier utilisé : Epub
DRM : sans (tatouage)
Résumé :

Vous savez quoi ? C’est la véritable zizanie en ce moment à Paname ! Des renégats sèment la pagaille, les Allemands nous préparent un coup fourré, un vampire âgé de plusieurs siècles disparaît comme par enchantement, Lawrence me fait des cachotteries et, pour couronner le tout, Sytry, le prince des chenapans, change d’avis comme de chemise ! Et qui doit jongler avec tout ça ? Moi, bien sûr ! Quelque chose me dit que je vais filer un mauvais coton… « Alea jacta est ! », comme dirait un certain César. Eh oui, le sort en est jeté…

Critique :

Prenez tout ce qu'il y avait de bon dans le premier volume des enquêtes de la parisienne la plus survoltée des années 40. Retirez une bonne poignée des petits défauts que vous aviez pu croiser. Et vous obtenez Dans l'ombre du roi, une suite réussie qui confirme l'excellente bonne impression laissée par le premier.

Certes, le dénouement est encore une fois un peu trop rapide et l'on aurait bien aimé découvrir un peu plus le pays où échoue Aliette à ce stade de l'intrigue. De même, les méchants ont peut-être un peu trop tendance... à être bêtement méchants. Bon, on parle quand même de vampires créés par Satan et de nazis, ceci expliquant sans doute cela... Qui a envie de les psychanalyser pour comprendre les raisons profondes de leur comportement, hein ? Et le fait que les gentils ne soient pas toujours mignons tout plein contrebalancent sans doute.

En définitive, le plus gros défaut de ce second volume est de se dévorer trop vite !

L'ensemble est bien plus abouti et équilibré que dans La secte d'Abaddon (pourtant déjà d'un bon niveau) : la gouaille d'Aliette ne prend jamais le pas sur le drame et vice versa ; globalement, le style est plus abouti et mûr. On rit et on frissonne à la fois, avec toutefois une réelle montée en puissance pour la partie dramatique, plus crédible. Les intrigues romantiques et érotiques sont moins omniprésentes, ce qui permet de mieux les apprécier lorsqu'elles reviennent sur le devant de la scène pour ceux et celles qui seraient moins intéressés par cet aspect de la bit lit. Les personnages secondaires sont développés plus finement et évoluent (oui, même la fameuse dinde). Les petits nouveaux sont - globalement - convaincants. L'Histoire rencontre l'histoire, ce qu'apprécieront ceux qui auront été déçus par ce point dans le premier volume. La fin donne envie de découvrir très vite la suite. Enfin, il y a des chats, ce qui est un plus non négligeable dans tout récit, vous en conviendrez.

Cécilia Correia a aussi enrichi son univers de quelques nouvelles créatures et développe la mythologie vampirique. Bon, je crains un peu l'éparpillement (entre le bestiaire judéo-chrétien, les garous, les fées et quelques autres personnages sympathiques dont je ne parlerai pas pour ne pas spoiler), mais pour le moment ce problème n'est pas vraiment présent. En tout cas, les apports ont le mérite de ne pas être gratuits et d'être utile au scénario.

Bref, si vous avez aimé le premier volume, vous risquez d'adorer la suite. Et d'attendre avec une douloureuse impatiente le troisième volume. En espérant qu'il soit aussi bon (leçon numéro 1 : après avoir adoré quelque chose, ne jamais espérer trop de la suite, car c'est ainsi que l'on est déçu). Ceci dit, je suis prête à endurer l'attente autant qu'il le faudra : je préfère bien à vite !


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