lundi 24 août 2015

Toxic, saison 1 de Stéphane Desienne


Titre : Toxic - saison 1
Auteur : Stéphane Desienne
Nombre de pages : -
Editeur : Walrus
Genre : horreur, science fiction
Prix numérique : 4.99 € (l'intégrale)
Lu sur : Cybook Odyssey HD Frontlight
Format du fichier utilisé : Epub
DRM : sans

Résumé : Si seulement les morts-vivants avaient été le seul problème de l’humanité… La race humaine tente vaille que vaille de survivre au sein de poches de résistance dispersées. La Terre n’est plus qu’un vaste champ de ruines aux ressources de plus en plus rares. Pour en arriver à un tel cauchemar, notre monde aura dû affronter deux fléaux: un virus inconnu et dévasteur a d’abord décimé la population — la transformant en hordes de zombies — puis débarquèrent des étoiles ceux qui auraient pu être les sauveurs : une armada extra-terrestre. Hélas, pour ces aliens, les hommes ne sont que du bétail dont la chair est un mets des plus appréciés outre-espace… à condition qu’ils ne soient pas contaminés! Car transformés en morts-vivants, les humains n’ont plus aucune valeur. Mais quel espoir peut bien guider ceux qui survivent au milieu de cet enfer ?

Critique :

Quand La guerre des mondes rencontre La nuit des mort-vivants... En lisant le résumé de Toxic, qui présente tout de même un concept casse-gueule, une seule pensée m'est venue à l'esprit - un peu comme lorsque j'ai vu la bande-annonce de Cowboys and Aliens : soit ça va être digne d'un nanar, soit ça va être génial. Et puisque je prends le temps d'en parler sur ce blog où je ne compile que les lectures que j'ai appréciées, vous vous doutez que la seconde possibilité est la bonne. Il faut dire que l'auteur ne s'est pas juste dit "tiens, je vais mettre des zombies et des aliens parce que c'est cool" (ou, du moins, ne s'est pas contenté de cette pensée) et a réussi à lier avec virtuosité l'horreur et la SF dans son scénario, donnant ainsi une grande cohérence à son univers sans donner l'impression d'un fourre-tout indigeste. Le tout saupoudré d'une certaine ironie : l'humanité, espèce consumériste et capitaliste s'il en est, est victime d'un conglomérat d'aliens encore plus consuméristes et capitalistes (qui m'ont fait penser à des Ferengi* anthropophages). Si ça se mange, ça se vend, et tant pis pour la protection de l'espèce.

En plus d'avoir réussi à mêler deux univers très différents, Stéphane Desienne a créé une série bourrée d'action et de suspens, dotée de personnages intrigants et, pour certains aliens notamment, bien plus complexes que ce que pourrait laisser croire leur première apparition en tant que "grands méchants". Attendez-vous à aller de surprise en surprise et à vous demander constamment comment tout cela va se finir. Les épisodes sont longs, plus proches du format novella que de la nouvelle. Pourtant, leur taille ne se fait pas sentir un seul instant. Les fins, toujours percutantes, donnent envie d'en lire encore plus. A ce titre, les dernières pages de cette première saison sont une véritable torture qui me poussent à guetter la suite comme un zombie en manque de chair fraîche. 

Alors, bien sûr, on retrouve bien dans ces plus de 600 pages quelques ficelles scénaristiques un peu usées, comme le presque-trio amoureux formé par un ancien dealer, une starlette prête à tout pour un peu de drogue et un génie de la biologie mal aimé (et d'une jalousie tellement maladive que j'avais envie de lui balancer des tartes) ou, encore, la relation "maternelle" qu'entretient l'une des héroïnes (infirmière de son état) avec un adolescent a priori autiste. Mais cela ne m'a pas empêché d'apprécier le récit de bout en bout : même quand j'agonisais dans mon canapé à cause d'une intoxication alimentaire, je n'ai pas pu lâcher ma liseuse.

* Si vous ne savez pas ce qu'est un Ferengi, c'est que vous n'avez jamais regardé Star Trek DS9 et que vous ignorez donc les règles de l'acquisition.



Vous avez envie de lire ce livre ? Vous pouvez l'acheter dès maintenant en format ePub et Kindle via 7switch, la boutique du distributeur Immatériel.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire