lundi 27 juillet 2015

Le Diable se chausse en Kéram de Marie Laurent

/!\ Ce livre a été lu à partir de l'édition numérique.
/!\ Chronique publiée à l'origine le 2 juin 2013 sur Edenia.


Titre : Le Diable se chausse en Kéram
Auteur : Marie Laurent
Nombre de pages : -
Editeur : Laska
Genre : romance
Prix numérique : 2.99 €
Lu sur : Cybook Odyssey HD Frontlight
Format du fichier utilisé : Epub
DRM : sans

Résumé :

À Romans, ancienne capitale de la chaussure aujourd’hui dépassée par la mondialisation, la vie est plutôt morose. C’est du moins le cas pour Chloé, qui a perdu son poste de styliste après le rachat de la prestigieuse marque de luxe Kéram. Comme si cela ne suffisait pas, elle a dû rappliquer chez sa mère, et son petit ami est plus pataud qu’attentionné !

Sa vie bascule le jour où, au moment de fermer le magasin de chaussures qui l’emploie comme vendeuse, elle tombe sur un beau brun, élégant, raffiné et séduisant en diable. Le seul hic ? Il veut essayer des sandales de femme… Entre dérision et fascination, Chloé ne sait que penser. De toute façon, elle n’en a guère le temps, car un bonheur n’arrive jamais seul : un PDG parisien, Eric Legal, a décidé de reprendre les rênes de Kéram, et il embauche…

Critique :

J'avais eu l'opportunité de lire le premier chapitre dans un autre ebook des éditions Laska, et j'avais été fortement intriguée par cette romance qui débutait sur les chapeaux de roues malgré un couple a priori classique (une employée et son PDG, façon téléfilm de M6 ou... ah... Fifty Shade of Grey).

Je n'ai pas été déçue de mon choix, Le diable se chausse en Kéram remplissant à peu près toutes les promesses posées par les premières pages : une héroïne au fort caractère qui le reste jusqu'au bout et n'a pas la langue dans sa poche (amateur de langage coloré, voilà un texte pour vous), un amant aux fantasmes très particulier (non, pas comme ceux de Mister Grey), de l'humour, une pincée d'engagement (le fétichiste, ce n'est pas sale) et, chose qui ne laissait pas deviner l'extrait, des personnages secondaires plutôt réussis, entre la famille de l'héroïne, les obligatoires rivaux et les amis. Marie Laurent possède un style vif et ne sacrifie pas l'argot et le franc parler sur l'autel de la bienséance, ce qui participe beaucoup à la réussite de son texte.

Bien que n'étant pas une experte en romance, celle-ci me semble tirer son épingle du jeu grâce à la trouvaille originale qui lui donne son titre : le fétichisme, encore plus pour les chaussures féminines, n'étant pas vraiment le premier critère des héros du genre, cela évite à l'histoire le piège de la banalité... Le tout est traité avec sensibilité et maturité.

On passe un bon moment en lisant cette novella, que l'on soit fan ou pas de romance. Mon seul regret, c'est l'évolution soudaine de la relation entre Chloé et Eric vers la fin. Novella oblige, tout s'enchaîne très vite et, si on ne s'ennuie pas, certains lecteurs pourront regretter qu'il n'y ait pas plus de développements. Le juste équilibre est toujours délicat à trouver.

Pour conclure avec une note de 2015, je ne suis pas du tout fan de la nouvelle couverture de Laska. L'ancienne, qui est d'ailleurs celle qui illustre cet article, était bien plus sexy tout en restant sobre. Le jeu de couleur était agréable, la typo fort réussie et le nom de l'éditeur clairement indiqué. Je n'étais pas lectrice de romance, et (en plus de l'extrait) elle m'a tout de suite donné envie de me jeter à l'eau malgré la répulsion que j'avais pour le genre et les histoires employée/pdg. La nouvelle, en plus d'être fort ordinaire avec une police de titre bien moins travaillée, sent la banque de photo et ne possède aucune réelle identité qui la démarque des autres publications "romance". J'ignore si ça plaît plus aux lecteurs du genre, mais je n'aurais JAMAIS tenté cette histoire avec une telle couverture.

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